Banque Triodos - Nominé 2009
La Banque Triodos a été fondée il y a près de trente ans avec la volonté de mettre en relation des investisseurs
et des projets novateurs, créateurs de valeur ajoutée sociale, culturelle et environnementale. Son slogan est « 100% durable ».
Presque trente ans…
Les prémices de la création de la banque Triodos se trouvent aux Pays-Bas, fin des années 60, période ou un groupe de recherche s’interroge sur des modes de gestion plus responsable de l’argent. Ce groupe est à l’origine d’une série d’instruments d’aide financière à l’innovation. La banque Triodos elle-même est née en 1980. Son objet social est très ciblé : « financer des sociétés, des institutions et des projets à dimension culturelle et sources de bienfaits pour les gens et l’environnement et ce, grâce au soutien de dépositaires et d’investisseurs désireux d’encourager les entreprises à assumer leur responsabilité sociale et de promouvoir une société durable ». Triodos Belgique naîtra en 1993.
Un portefeuille d’activités « durable »
Triodos développe en Belgique les deux types d’activités bancaires de base : prêter d’une part et faire fructifier l’argent d’autre part. Le tout en essayant d’apporter une plus-value de durabilité par rapport aux autres
banques ou organismes de crédit. Concrètement, cela se traduit du côté « investisseurs » par des offres de comptes d’épargne, des fonds de placement éthiques et depuis peu par des services de gestion de fortune, ces derniers pouvant se prolonger par des conseils et de la gestion d’investissements « philantropiques » du type de ceux pratiqués par le Fonds Triodos, le bras de la banque dévolu à ce domaine. Du côté des prêts, la banque se concentre sur des clients qui apportent, selon ses critères d’évaluation propres, une plus value-sociale et environnementale. Crédits-ponts (en attendant l’arrivée de subsides) ou d’investissement à des associations, à des organismes culturels, à des entreprises d’économie sociale ou des PME innovatrices, etc. Enfin, une de ses spécialités reconnue par tout le secteur reste le financement d’outils de production d’énergies renouvelables.

Une vraie banque, mais…
Le siège de la société belge est situé à Bruxelles en plein quartier des Marolles. Quand on y pénètre, pas de doute, on est dans une banque : entrée imposante, hauts plafonds et mobilier ad hoc, collaborateurs en tenues classiques, etc. Les quelques soixante membres du personnel sont souvent des « transfuges » d’autres banques qui cherchaient à exercer leur métier avec plus de cohérence vis-à -vis des valeurs qui les animaient dans leur vie privée. Tous soulignent la qualité de l’ambiance de travail, ce sentiment grisant d’être au bon endroit au bon moment,
de travailler dans une banque, mais à faire quelque chose pour que le monde bouge. Et ce y compris au quotidien
dans les bureaux où la consommation responsable est la règle.
Une croissance insolente !
En pleine crise financière, Triodos a vu en 2008 son total de bilan croître de 25 % jusqu’à 2,4 milliards d’euros. Le résultat net de la banque a progressé de 13 % pour atteindre 10,1 millions d’euros. En Belgique, le portefeuille
crédit a progressé de 40 % et les dépôts de la clientèle de 38 % ! Des chiffres qui plaident en faveur de la pertinence économique du modèle de banque durable développé par Triodos. Une croissance à gérer au jour le jour : agrandissement des bureaux, service de recrutement en perpétuelle recherche de nouveaux collaborateurs qui doivent rapidement intégrer l’esprit de la maison, nouvelle clientèle à fidéliser tout en continuant à innover. Bref, un bonheur durable pour un directeur de banque !

Ce qui a séduit :
La croissance constante de Triodos démontre que des démarches jugées très alternatives au départ peuvent peu à peu toucher un large public.
Le défi :
Gérer une croissance à deux chiffres.
Contact :
Raphaël Piret
02Â 548Â 28Â 23
raphael.piret@triodos.be
www.triodos.be

