Festival Esperanzah! - Nominé 2007
Le Festival Esperanzah ! qui se déroule chaque été à l’Abbaye de Floreffe est centré sur les musiques du monde. En cohérence avec sa programmation artistique, l’équipe du festival développe en partenariat avec le monde associatif une gestion et une série d’actions de sensibilisation en faveur du développement durable.
 De la musique et bien d’autres choses !
Bien implanté dans le calendrier des amateurs, le festival a accueilli lors de sa dernière édition plus de 26.000 personnes en trois jours. Dès sa conception, les porteurs de ce projet, regroupés au sein de l’asbl Z, les amis d’Esperanzah!, ont voulu faire de leur festival un week-end tout entier centré sur le développement soutenable.
Au fil des ans, la programmation du festival a permis au public belge de découvrir une série d’artistes peu ou pas distribués chez nous. Tous les continents sont visités et … même la scène belge a sa place au festival. Une manière de jeter des ponts entre les cultures hors des circuits commerciaux traditionnels.
Une affaire bien menée
Un festival ne s’improvise pas. Surtout s’il a choisi de s’inscrire dans le développement durable. Une poignée de permanents s’attelent donc toute l’année à préparer l’événement. Le noyau grossit au fur et à mesure que l’été approche pour culminer à une douzaine de personnes. Le budget du festival tourne autour des 650.000 euros dont près de 500.000 euros proviennent des recettes propres du festival, principalement de la billeterie. Le solde est comblé grâce aux subsides des programmes de “sensibilisation” de la Direction Générale de la Coopération au Développement (DGCD), à ceux de la Communauté française et pour une petite part aux sponsors privés choisis en accord avec les valeurs portées par le festival..
Bénévoles à tout prix
Si l’équipe de base assure, elle ne pourrait rien sans les 1300 bénévoles qui s’activent avant, pendant et après le festival. Troupes scouts, groupes sportifs, particuliers, tous se mobilisent pour “leur” festival. Au delà des bénévoles, c’est tout Floreffe qui se laisse envahir. Les autorités communales travaillent main dans la main avec les organisateurs pour régler tous les aspects pratiques, mais aussi pour que cela soit la fête pour tous les Floreffois. Ils peuvent ainsi entrer gratuitement au festival le vendredi. Il n’existe pas de statistiques économiques, mais pour les commerçants locaux, les jours de festival sont des bons jours.
Nourrir la planète n’a pas de prix
Esperanzah!, c’est aussi un solide partenariat avec le monde associatif qui est partie prenante dans toute la programmation non artistique du festival. Deux années de suite, “Nourrir la planète n’a pas de prix” est le message qui a été choisi d’être porté par la vingtaine d’associations partenaires. Pour le temps du festival toutes ses associations travaillent sous une seule bannière grâce à la coordination du CNCD pour créer un programme de sensibilisation à la hauteur de l’événement. Animations, stands, films, marchés, ventes de publications : une vraie foire aux relations équitables s’installe dans les travées. C’est d’ailleurs au festival que se lancera en 2007 l’opération 11.11.11. Beaucoup de produits alimentaires vendus sur le site sont issus de commerces locaux ou du commerce équitable via un partenariat avec Oxfam.
Accessible à toutes et tous
Ce qui frappe à Esperanzah!, c’est la diversité du public et l’attention particulière qui est donnée aux plus fragiles. On trouve énormément de jeunes et de familles venus partager dans un cadre architectural exceptionnel des moments de convivialité dans une ambiance très ouverte aux autres. Une équipe accueille d’ailleurs les moins valides de manière à leur faciliter le festival. Pour garantir l’accès au plus grand nombre, un millier de places sont également vendues à un prix symbolique pour les bénéficiaires de l’article 27.
La monnaie d’échange pendant le festival n’est pas l’euro mais se nomme le Crédal, du nom de l’organisation centrée sur la finance alternative qui gère les finances de l’événement et qui met en avant ses thèmes de sensibilisation.
Et l’environnement ?
Au niveau déplacement, le festival met en avant les possibilités de rejoindre le site en transport en commun. Un service de covoiturage sera d’ailleurs structuré par les organisateurs dès 2007.
Un festival génère habituellement beaucoup de déchets, le ramassage régulier et le tri recyclage sont généralisés sur le site. Une filière spécifique de recyclage des gobelets plastiques est d’ailleurs mise en place à l’occasion.
Au niveau des toilettes, l’accent est mis actuellement sur leur existence… Il y a néanmoins le projet de tester en 2007 une toilette sèche parmi les wc chimiques habituels.
L’environnement est certainement un des domaines où le festival a encore des marges de progression vers le développement durable et les idées de l’équipe ne manquent pas : meilleure gestion des effluents, énergie renouvelable, gobelets en “plastique” de maïs compostables, etc… Autant de projets motivants pour les prochaines années…
Ce qui a séduit
Le plaisir allié à des valeurs et un solide sens des responsabilités..
Le défi
Aller plus loin dans la gestion environnementale du festival.
Contact
Asbl Z, les amis d’Esperanzah!
Jean-Yves Laffineur
Clos de la Ferme Saint Hubert
rue Verte Voie, 1
B - 5590 Ciney
+32 (0)83 66 83 47
info@esperanzah.be
www.esperanzah.be
